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Le Sénat américain fixe au 15 janvier la séance de marquage du projet de loi complet sur la réglementation des cryptomonnaies
Source : CryptoTale Titre Original : Le Sénat organise un affrontement décisif en janvier alors que les règles crypto américaines atteignent un tournant Lien Original :
La longue démarche du Sénat américain pour mettre de l’ordre dans le paysage crypto fragmenté du pays entre dans sa phase la plus décisive. Les législateurs retournent au Capitole ce mois-ci avec une séance de markup cruciale le 15 janvier, désormais centrée sur un projet de loi ambitieux sur la structure du marché visant à résoudre des années de confusion réglementaire.
Ce sera la première vote formel sur un cadre fédéral couvrant les stablecoins, les échanges, les marchés de tokens et les limites de la finance décentralisée. La décision d’aller de l’avant, même si des désaccords subsistent, marque une rupture avec le rythme prudent qui a caractérisé l’approche du Congrès envers les actifs numériques depuis 2017.
Les responsables de comité affirment que le statu quo n’est plus soutenable. Les entreprises continuent de naviguer entre directives contradictoires de différentes agences, tandis que les investisseurs font face à des règles qui changent au cas par cas. Et les États-Unis, mettent-ils en garde, risquent de perdre du terrain face à des juridictions qui offrent déjà une meilleure clarté du marché.
La séance de markup du Sénat vise à briser l’impasse
La session du 15 janvier du Comité bancaire du Sénat est conçue pour créer une dynamique là où il n’y en avait pas depuis des mois. Le président Tim Scott a insisté pour faire avancer le projet de loi, arguant que mettre les membres sur le record importe plus que d’obtenir un compromis bipartite parfait avant le début du processus.
Le projet s’appuie sur des propositions antérieures de la Chambre et plusieurs propositions du Sénat qui ont été bloquées lors des négociations l’année dernière. Derrière cette urgence procédurale se cache une raison pratique. Les entreprises crypto décrivent souvent un patchwork d’actions d’application, de conseils informels et d’une juridiction floue comme un obstacle à la planification à long terme.
Les agences réglementaires ont passé des années à se disputer sur celles qui devraient superviser quels types d’actifs, laissant de grandes parties du marché dans une zone grise juridique. Un cadre statutaire, soutiennent les partisans, établirait enfin des lignes directrices claires.
Les principaux différends empêchent un consensus final
Malgré la date de markup, plusieurs questions restent non résolues. Les législateurs peinent encore à définir ce qu’est la décentralisation en droit, une question qui concerne tout, des pools de prêt automatisés aux systèmes de gouvernance gérés par les détenteurs de tokens. Certains membres privilégient une définition étroite pour garantir que la protection des consommateurs s’étende aux plateformes pilotées par du code.
D’autres avertissent que des règles trop strictes pourraient qualifier à tort certains logiciels d’intermédiaires. Les dispositions éthiques ont été un autre point de friction, notamment les propositions limitant la détention de crypto par des décideurs politiques seniors et des responsables impliqués dans la rédaction des règles. La supervision des stablecoins s’est avérée tout aussi divisive.
Les questions autour du rendement, de la gestion des réserves et de l’autorité fédérale qui devrait délivrer les licences aux émetteurs ont ralenti les négociations depuis plus d’un an. Ce sont les mêmes points non résolus qui ont repoussé les échéances précédentes.
La pression du marché renforce le calendrier
Le cas économique en faveur de la législation s’est fait entendre de plus en plus fort. Les sociétés d’investissement et les analystes du secteur affirment que l’absence de clarté fédérale a freiné la participation institutionnelle sur les marchés américains, même si la capitalisation mondiale en crypto a connu une croissance rapide. Plusieurs entreprises ont créé des opérations à l’étranger tout en conservant une présence partielle aux États-Unis.
Les législateurs soulignent les récentes avancées réglementaires sur les stablecoins comme des progrès fondamentaux. Le projet actuel vise à intégrer ces exigences dans une structure plus large régissant la supervision des échanges, les règles de garde et la classification des actifs.
Une étape cruciale vers l’avant malgré des enjeux incertains
La séance de markup du 15 janvier n’assure pas l’adoption du projet de loi par l’ensemble du Sénat, encore moins sa conciliation avec la Chambre. Mais elle reflète un changement d’attitude. Au lieu de retarder jusqu’à ce que tous les désaccords soient résolus, les leaders du Sénat choisissent de faire avancer le processus et de laisser la machinerie législative façonner le produit final.
Il reste incertain si le projet de loi survivra tel quel. Ce qui est clair, c’est que le Congrès considère désormais la clarté réglementaire comme une nécessité économique, et non comme un objectif théorique. Pour une industrie longtemps marquée par l’incertitude, les semaines à venir marquent un moment rare où la machine politique de Washington semble prête à décider comment les actifs numériques s’intégreront dans le système financier du pays et qui en sera responsable.