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L'empire de la fraude électronique Chen Zhi arrêté, 15 milliards de bitcoins confisqués, mais pourquoi les affaires "légales" continuent-elles de tourner ?
Après que la nouvelle selon laquelle Chen Zhi, fondateur du groupe Taizi, a été arrêté au Cambodge et extradé, ait fait le tour des médias, un phénomène apparemment contradictoire a attiré l’attention : bien que le fondateur ait été mis hors d’état de nuire, que les États-Unis aient confisqué près de 15 milliards de dollars en Bitcoin, que Singapour ait gelé environ 8 milliards de yuans d’actifs, ses activités “légales” telles que Taizi Bank, Taizi Real Estate, etc., continuent de fonctionner normalement. Ce phénomène commercial apparemment ordinaire cache en réalité la vérité d’un empire de fraude électrique à grande échelle.
L’empire “légal” déguisé
Structure commerciale apparemment brillante
Taizi Group prétend être un groupe immobilier et financier présent dans plus de 30 pays, comprenant plusieurs branches telles que Taizi Bank, Taizi Real Estate, Taizi Holdings, etc. Ce système commercial complet a permis au groupe d’obtenir une certaine stature sociale et une légitimité commerciale au Cambodge et en Asie du Sud-Est.
Mais ce n’est que la surface. Selon des rapports, Chen Zhi lui-même a obtenu la nationalité cambodgienne en dépensant 250 000 dollars, et s’est fait passer pour un “duc cambodgien”, “conseiller du Premier ministre” et autres titres, ajoutant une aura à l’ensemble du groupe.
La véritable face : un empire de fraude industrielle
La vérité révélée par le procès est bien plus choquante qu’on ne pourrait l’imaginer. Taizi Group a créé au moins 10 zones de fraude fermées au Cambodge, appelées “fermes de téléphones”. Deux de ces sites disposent de 1250 téléphones, contrôlant 76 000 comptes de réseaux sociaux pour mener des escroqueries de type “kill pig” (escroquerie à la ponzi).
Ce n’est pas une simple fraude, mais une opération criminelle à l’échelle industrielle :
Pourquoi les activités “légales” continuent-elles à fonctionner ?
Séparation entre activités légales et criminalité
Les départements comme Taizi Bank et Taizi Real Estate peuvent continuer à opérer principalement grâce à leur relative indépendance juridique. Bien que ces activités soient officiellement sous le groupe Taizi, elles peuvent disposer d’équipes opérationnelles, de comptes financiers et de statuts juridiques indépendants.
L’arrestation de Chen Zhi et le gel de ses actifs concernent principalement les biens et comptes liés à la fraude électrique. Tant que ces départements “légaux” ne sont pas directement impliqués dans des activités frauduleuses, ils peuvent continuer à exister pour le moment.
Complexité juridique transfrontalière
Taizi Group relève de la juridiction de plusieurs pays : Chine, Cambodge, États-Unis, Singapour, etc. La confiscation de Bitcoin par les États-Unis, le gel d’actifs à Singapour, l’expulsion de Chen Zhi en Chine, ces actions ont des priorités différentes. Pour geler ou fermer complètement toutes les activités, une coordination entre les autorités judiciaires de plusieurs pays est nécessaire, ce qui prend souvent du temps.
Alerte sur le marché et la régulation
La vulnérabilité des actifs cryptographiques
L’événement le plus choquant est la confiscation par le gouvernement américain de 127 000 Bitcoins (d’une valeur d’environ 15 milliards de dollars) détenus par Chen Zhi. Des informations indiquent que l’outil de génération de clés privées de ces Bitcoins présente une faille grave : la clé privée aléatoire, normalement de 256 bits, a été simplifiée à 32 bits, permettant à un hacker de la craquer en un peu plus d’une heure avec un script.
Cela brise directement le mythe de la “sécurité décentralisée du Bitcoin”. Même un “grand” possédant des dizaines de milliers de Bitcoins peut tout perdre à cause d’une faille technique.
Renforcement de l’application de la loi
L’action du ministère américain de la Justice contre Taizi Group marque une étape nouvelle dans la lutte mondiale contre la criminalité liée aux actifs cryptographiques. Depuis l’inculpation jusqu’à la confiscation d’actifs, puis l’expulsion transnationale, cette chaîne complète d’application de la loi montre qu’il est impossible de se soustraire à la justice, même en étant à l’étranger.
Cela reflète aussi une tendance plus large : les gouvernements renforcent la régulation et la répression des crimes transnationaux liés à la fraude électrique, au blanchiment d’argent et à l’utilisation des actifs cryptographiques.
En résumé
La raison pour laquelle les activités “légales” du groupe Taizi continuent à fonctionner n’est pas qu’elles soient réellement légitimes, mais que les procédures juridiques complexes et le retard dans la coopération transfrontalière rendent leur arrêt difficile. Ce cas nous enseigne plusieurs points clés :
L’effondrement de cet “empire de fraude électrique” constitue une leçon profonde pour l’ensemble de la sphère crypto.