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Les raisons pour lesquelles les actions privilégiées à priorité de flux de Michael Saylor, même promettant un dividende équivalent à 1500 euros en Europe, ne rencontrent pas de succès
Une entreprise dirigée par M. Michael Saylor a lancé un projet d’actions privilégiées ambitieux, « Stream (STRE) », visant à lever 1500 euros pour le marché européen, avec l’intention d’émettre des titres de 1500 euros de nominal. Promettant un dividende annuel de 10 %, ce produit semblait théoriquement attractif pour les investisseurs. Cependant, la réalité est différente. Plusieurs mois après l’émission, le STRE n’a pas reçu le soutien attendu sur le marché et commence à perdre discrètement de sa visibilité.
Les défis structurels entravent la pénétration du marché
À l’origine, le STRE était positionné comme la version européenne de l’action privilégiée américaine Stretch (STRC) de la société. Il devait être émis à un prix nominal de 100 EUR par action (environ 115 dollars), mais en raison du contexte du marché et de la demande, il a été coté à 80 euros par action, soit avec une décote de 20 %. Résultat : environ 7,15 milliards d’euros levés, mais la dynamique sur le marché par la suite n’a pas été favorable.
Khing Oei, fondateur et CEO de Treasury, une société d’investissement en crypto basée aux Pays-Bas, attribue la faible adoption du STRE à un problème structurel. Malgré la taille suffisante du marché européen pour l’investissement, l’accès au STRE reste extrêmement limité, ce qui constitue le problème fondamental.
Les difficultés d’accès aux plateformes d’échange limitent l’adoption de Stream
Le STRE est coté sur l’Euro MTF au Luxembourg. Cependant, cette bourse manque de canaux de distribution conviviaux, ce qui constitue une barrière à l’entrée pour les investisseurs particuliers. La grande société de courtage Interactive Brokers ne propose pas le STRE dans ses produits. D’autres plateformes majeures destinées aux retail ne prennent pas non plus en charge ce produit.
De plus, l’absence de données de marché fiables et d’informations transparentes sur les prix freine également son adoption. La visibilité sur des plateformes comme TradingView est limitée, rendant difficile pour les investisseurs d’évaluer correctement la liquidité et la performance. Actuellement, TradingView affiche une capitalisation de marché du STRE à 39 milliards de dollars, mais le volume réel de transactions n’est que de 1 300, ce qui montre une divergence flagrante.
Ce manque de transparence des données nuit gravement à la confiance des investisseurs potentiels et crée un cercle vicieux qui freine davantage l’adoption.
La reintégration aux Pays-Bas pourrait-elle être un tournant ?
Face aux défis actuels du STRE, M. Oei recommande fortement une reintégration sur une autre plateforme d’échange. En particulier, l’infrastructure financière et de trading aux Pays-Bas pourrait offrir des canaux de distribution plus solides, un market making plus approfondi, des spreads bid-ask plus étroits et un accès plus large pour les retail. Si ces conditions sont réunies, la compétitivité du produit en tant qu’instrument financier offrant un dividende de 1500 euros pourrait considérablement s’améliorer.
Cependant, la stratégie de Michael Saylor reste encore floue. Jusqu’à présent, il a montré une certaine réticence à étendre ses actions privilégiées à des marchés spécifiques comme le Japon. La question est de savoir s’il envisage de reconsidérer sérieusement l’Europe comme nouvelle opportunité de croissance ou s’il continuera à privilégier principalement le marché américain. Actuellement, la stratégie d’une entreprise proposant quatre produits d’actions privilégiées à vie est en phase de questionnement.