Vendre à découvert dans un contexte défavorable a un coût extrêmement élevé ! Le géant de la gestion d'actifs Carmignac avertit : le marché obligataire des marchés émergents est en train de connaître un marché haussier structurel

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Le géant de la gestion d’actifs basé à Paris, Carmignac Gestion SA, a récemment lancé un avertissement : les traders devraient réfléchir à deux fois avant de vendre des obligations des marchés émergents, car les flux de capitaux continuent de se diriger vers cette classe d’actifs. La gestionnaire de fonds, Alessandra Alecci, qui supervise environ 3,7 milliards d’euros (environ 4,4 milliards de dollars) d’actifs à revenu fixe des marchés émergents, a analysé que les économies émergentes présentent trois avantages structurels majeurs : premièrement, leur croissance économique continue de devancer celle des économies développées ; deuxièmement, certains dirigeants de ces pays font preuve d’une responsabilité politique accrue ; troisièmement, la politique monétaire maintient un cadre prudent, avec un niveau d’endettement global relativement maîtrisé.

Le marché voit croître les attentes d’une baisse des taux d’intérêt aux États-Unis, ce qui pousse les investisseurs à se tourner vers d’autres marchés à la recherche d’opportunités de rendement plus élevé. Par conséquent, les fonds suivant les actifs des marchés émergents sont devenus parmi les principaux bénéficiaires. Cette semaine, malgré la vente massive de valeurs technologiques et de matières premières, qui a impacté les actions des marchés émergents et certaines monnaies, les obligations des marchés émergents ont été presque indemnes.

Il est à noter que, en devises principales, le rendement des obligations des marchés émergents a atteint 12,2 % l’année dernière, enregistrant la meilleure performance depuis 2012. Bien qu’il soit peu probable de reproduire ce succès cette année, Alecci affirme que la hausse des obligations des marchés émergents n’est pas encore terminée.

Dans une interview cette semaine, Alecci a déclaré : « La réintégration de ces fonds, destinés à la diversification, combinée à des fondamentaux très solides — qui voudrait freiner cette tendance ? »

Actuellement, le spread de rendement exigé par les investisseurs sur les obligations des marchés émergents par rapport aux obligations d’État américaines n’est que de 240 points de base, soit 2,4 points de pourcentage, un niveau de spread qui atteint son plus bas depuis 2013.

Cependant, Alecci souligne que de nombreux marchés émergents offrent encore des conditions de taux d’intérêt très attractives pour les opérations d’arbitrage. Par arbitrage, elle entend les investisseurs qui empruntent dans une devise à faible taux d’intérêt pour acheter une devise à taux élevé afin de profiter de la différence de rendement. Elle cite notamment le Brésil, la Colombie et la Turquie en exemple.

Alecci déclare : « En effet, les spreads se sont resserrés, ce qui nécessite parfois de faire preuve de prudence pour éviter les risques, mais plusieurs pays peuvent encore offrir des rendements assez intéressants. »

Les obligations des marchés émergents recèlent un « point d’entrée de valeur »

Selon Alecci, la tendance haussière généralisée des matières premières continuera de soutenir la demande pour les obligations des marchés émergents. Elle indique : « Beaucoup de marchés émergents sont des producteurs clés de métaux jouant un rôle crucial dans la révolution de l’intelligence artificielle et la transition verte. À mon avis, cette dynamique positive devrait perdurer. »

Dans le portefeuille de Carmignac, Alecci mentionne particulièrement les obligations en monnaie locale de Hongrie. Elle pense qu’après les élections parlementaires d’avril, la Hongrie pourrait connaître une « transformation innovante », et que la Banque centrale hongroise dispose actuellement d’une marge de manœuvre pour réduire ses taux.

Alecci a également révélé que Carmignac avait investi en Roumanie. Elle souligne que la Roumanie a déjà mis en œuvre des mesures « significatives » d’optimisation dans le domaine des finances publiques. La gestionnaire de fonds ajoute que des marchés en pointe comme la Côte d’Ivoire, le Bénin, l’Égypte, ainsi que l’Ouzbékistan, principal producteur d’or, présentent de bonnes opportunités d’investissement.

Alecci conclut : « Si vous étudiez attentivement les fondamentaux de certains de ces investissements, vous constaterez qu’ils sont très solides et fiables. La réaction positive du marché à leur égard est très encourageante, et elle suscite même une vague d’optimisme dans d’autres segments du marché. »

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