Avis : les dirigeants de l'UE doivent agir, pas organiser une autre « retraite informelle » dans un château

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Le château d’Alden Biesen en amont de la Retraite informelle des dirigeants de l’UE à Alden Biesen, en Belgique centrale, le 12 février 2026. (Photo de NICOLAS TUCAT / AFP via Getty Images)

Nicolas Tucat | Afp | Getty Images

Ça recommence.

Les dirigeants européens tiendront une « retraite informelle » dans un château belge jeudi, alors qu’ils discutent encore une fois des moyens de revitaliser la compétitivité du bloc face aux rivaux mondiaux.

Le président du Conseil de l’UE, António Costa, a déclaré que cette réunion permettrait aux dirigeants de « repenser notre approche », affirmant que le marché unique européen de 450 millions de consommateurs est une « véritable superpuissance ».

Combien de fois doivent-ils parler de compétitivité plutôt que de faire réellement ce qu’ils devraient faire ?

Il y a deux ans, ils ont reçu des solutions de l’ancien Premier ministre italien et gouverneur de la banque centrale, Mario Draghi, ainsi que d’un autre ancien Premier ministre italien, Enrico Letta, dans deux rapports approfondis et remarquables sur la manière de rendre l’UE plus compétitive et de créer un marché unique plus significatif.

Que faut-il pour que les dirigeants de l’UE les mettent réellement en œuvre ?

Le rapport de Draghi pour 2024 mettait en garde contre une « agonie lente » si l’UE ne parvenait pas à rattraper ses rivaux. Il écrivait que l’UE « a besoin d’une politique industrielle beaucoup plus coordonnée, de décisions plus rapides et d’investissements massifs » si elle veut suivre économiquement la cadence des rivaux, les États-Unis et la Chine.

Cette même année, Letta a produit un rapport sur l’avenir du marché unique, qui déclarait : « L’action est devenue urgente, notamment parce que la fenêtre d’opportunité pour intervenir et relancer l’économie européenne risque de se fermer dans un avenir proche. »

Il appelait à la simplification des réglementations pour rendre le marché unique plus dynamique et à un meilleur soutien à la recherche et à l’innovation.

Les progrès dans l’adoption des deux rapports ont été douloureusement lents, ce qui frustre de plus en plus les observateurs de l’UE.

Mais pourquoi ? Pourquoi cette progression si lente ? Les gouvernements des pays blâment Bruxelles, et Bruxelles blâme les gouvernements nationaux. Toujours la même histoire.

Les solutions, largement saluées, sont là. Ce qui semble manquer, c’est leur mise en œuvre.

Pour que l’Europe réalise son potentiel, nous n’avons pas besoin d’une retraite dans un château belge. Nous avons besoin de plus d’action et moins de discours.

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