2036 Jeux Olympiques : une lutte mondiale pour le lieu de la compétition, avec des villes candidates venues des 5 continents

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L’intérêt des pays souhaitant accueillir les Jeux Olympiques n’a jamais été aussi élevé. En Asie, seuls le Japon, la Chine et la Corée du Sud ont déjà organisé des Jeux d’été, tandis que la course pour 2036 voit un nombre sans précédent de pays émergents et de régions se porter candidats. Après les Jeux de Brisbane en 2032, le Comité International Olympique (CIO) a lancé une réforme radicale du processus de sélection, ce qui encourage désormais des candidatures à l’échelle mondiale.

Actuellement, cinq villes ont officiellement déposé leur candidature, et plus de cinq autres manifestent un vif intérêt. Contrairement aux années précédentes, peu de candidats viennent d’Europe de l’Ouest, tandis que le Moyen-Orient, l’Asie et l’Amérique du Sud se distinguent par leur dynamisme. Des villes comme Budapest, Berlin ou Copenhague restent en phase d’étude préliminaire, sans candidature officielle.

Pourquoi l’intérêt pour les Jeux de 2036 est-il si fort maintenant ?

Récemment, le CIO a simplifié ses procédures, modifiant radicalement le processus de candidature. Passant d’une approche « une seule demande » à une stratégie de « dialogue continu et permanent », le CIO privilégie désormais des négociations proches d’entretiens multiples. Ce changement reflète la volonté de limiter le nombre de perdants lors de la sélection de la ville hôte.

Une autre évolution notable est la diversification des formats d’accueil. Alors qu’auparavant, un seul site urbain était la norme, il est désormais possible d’organiser les Jeux dans plusieurs villes ou régions. La co-organisation des Jeux d’hiver 2030 dans les Alpes françaises illustre cette nouvelle tendance, qui pourrait considérablement alléger la charge sur les infrastructures nationales.

Diversité géographique des candidats : l’émergence de nouveaux pays dans la course

La caractéristique majeure de la compétition pour 2036 est sa diversité géographique. Depuis 1970, l’Europe et l’Asie ont dominé la majorité des sites, mais la liste des candidats pour 2036 révèle une expansion vers le Moyen-Orient, l’Amérique du Sud et l’Asie du Sud-Est, témoignant d’un développement rapide dans ces régions.

Ces zones ont, au cours des dix dernières années, organisé de grands événements sportifs internationaux, consolidant leur capacité à accueillir les Jeux. La notion de « privilège des pays développés » s’efface peu à peu, laissant place à une ère où toute région disposant d’infrastructures de qualité peut être candidate.

Doha (Qatar) : Sixième tentative d’un centre sportif du Moyen-Orient

Doha, qui s’est rapidement affirmée comme la « capitale du sport au Moyen-Orient », est un candidat sérieux pour 2036. Malgré plusieurs échecs précédents, la ville a organisé des championnats du monde d’athlétisme, de gymnastique et de natation, prouvant ses capacités à gérer des événements internationaux majeurs.

Les neuf stades de football construits pour la Coupe du Monde 2022, ainsi que ses hôtels modernes, disposent déjà des infrastructures nécessaires. La candidature mise sur l’utilisation de ces installations existantes et sur un engagement à long terme en faveur de la durabilité, dans l’espoir de renverser la tendance des refus passés.

Ahmedabad (Inde) : ambition d’accueillir pour la première fois les Jeux dans le pays le plus peuplé du monde

L’Inde, qui a déjà organisé les Jeux du Commonwealth, n’a pas encore accueilli de Jeux Olympiques d’été. La candidature d’Ahmedabad, une ville clé du Gujarat, marque une étape importante dans la stratégie sportive du pays.

Le président de l’Indian Olympic Association, PT Usha, affirme que ces Jeux « auront un impact générationnel sur toute l’Inde ». La déclaration de soutien du président français Emmanuel Macron, qui a promis de transférer son expertise à l’organisation indienne, renforce la crédibilité internationale de cette candidature.

Istanbul (Turquie) : une nouvelle tentative dans une ville mêlant histoire et modernité

Istanbul, située de part et d’autre du détroit du Bosphore, se présente pour la sixième fois. La plupart de ses échecs passés étaient liés à la complexité de ses infrastructures de transport, mais la ville a lancé une stratégie pour relever ce défi.

En organisant avec succès des événements comme les European Games 2027, Istanbul veut démontrer sa capacité à accueillir les Jeux. Le maire Ekrem Imamoglu souligne que « l’enthousiasme des citoyens est au cœur de notre candidature », appuyant un soutien populaire fort pour l’organisation.

Nusantara (Indonésie) : une proposition audacieuse depuis une nouvelle capitale en construction

L’Indonésie, avec la quatrième population mondiale, n’a jamais organisé de Jeux Olympiques. La candidature de Nusantara, une nouvelle capitale en cours de construction, a surpris beaucoup d’observateurs.

Le pays, encore en développement, n’a pas pu présenter une candidature pour 2032, mais le ministre de la Jeunesse et des Sports, Dito Ariotejo, évoque une approche progressive, passant par l’organisation des Jeux de la jeunesse en 2030. La possibilité de disperser les installations dans plusieurs villes comme Jakarta ou Palembang est également à l’étude, et l’Indonésie affirme qu’avec une préparation sérieuse, elle peut accueillir les Jeux.

Santiago (Chili) : un retour en Amérique du Sud

Depuis Rio 2016, l’Amérique du Sud n’a pas accueilli les Jeux. Le Chili, qui a réussi l’organisation des Jeux panaméricains 2023, propose de revenir sur le continent en candidatant pour 2036.

Avec le décor des Andes, le Chili a montré ses capacités à organiser des événements de classe mondiale. Le président Gabriel Boric déclare : « Le Chili a le droit de rêver plus grand », exprimant le soutien de l’ensemble de la population à cette ambition.

Autres candidats potentiels : la Corée, l’Égypte, l’Arabie saoudite

Déjà cinq villes ont officiellement déposé leur candidature, mais d’autres pourraient suivre. La province de Jeolla-buk, en Corée, a récemment surpassé Séoul dans la course nationale. Des villes égyptiennes pourraient également entrer en lice, tandis que Riyad, en Arabie saoudite, a annoncé l’organisation d’un premier tournoi d’e-sport en 2027, ouvrant la voie à une candidature future pour 2036.

Processus de décision final pour 2036 : vote des membres du CIO, date incertaine

La sélection finale de la ville hôte pour 2036 sera décidée par un vote de plus de 100 membres du CIO venus du monde entier. La nouvelle présidente du CIO, Kristalina Georgieva, étant encore en phase d’adaptation à ses fonctions, indique qu’un choix rapide n’est pas souhaité.

Théoriquement, le vote pourrait avoir lieu dès 2027, mais une annonce est plus probable entre 2027 et 2028. La nouvelle « stratégie de dialogue permanent » du CIO pourrait prolonger la période de négociation entre les villes candidates et le comité, rendant la décision plus longue que par le passé.

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