Comment la hausse des prix du pétrole redéfinit les attentes concernant les taux d'intérêt au Canada

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La Bank of America a considérablement modifié ses perspectives concernant la politique de taux d’intérêt au Canada, abandonnant son scénario précédent de deux réductions consécutives de 25 points de base d’ici la fin de l’année. Au lieu de cela, l’institution prévoit désormais que la Banque du Canada maintiendra ses taux stables jusqu’en 2026, selon un rapport de Jin10. La principale raison de cette révision de la politique provient de la hausse des prix de l’énergie sur les marchés mondiaux, notamment suite à l’intensification des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

La hausse du pétrole entraîne une révision économique

La récente escalade de l’activité militaire au Moyen-Orient a fait grimper les prix du pétrole, créant une situation économique complexe pour le Canada. En tant que grand pays exportateur de pétrole, la hausse des prix du pétrole profite à l’économie nationale de plusieurs façons, en stimulant à la fois la croissance et l’inflation. Carlos Capistran, économiste chez Bank of America, note qu’une augmentation soutenue de 10 % des prix du pétrole pourrait accroître la croissance du PIB du Canada de 0,3 point de pourcentage et faire monter l’IPC de 0,4 point de pourcentage au cours de l’année à venir.

Les prix de l’énergie font grimper l’inflation et la croissance au Canada

Cet effet double sur l’activité économique modifie le processus de décision de la banque centrale. Historiquement, la Banque du Canada aurait pu envisager de réduire ses taux pour soutenir la croissance en période d’incertitude. Cependant, avec la pression inflationniste croissante due aux prix de l’énergie, la justification pour une baisse des taux s’affaiblit considérablement. La stimulation simultanée de l’économie réduit l’urgence de mesures de relance, rendant une politique de maintien des taux la décision la plus prudente.

La force de la monnaie pourrait limiter la hausse des taux

Capistran souligne une contrainte supplémentaire à toute future hausse des taux : le dollar canadien devrait s’apprécier significativement en réponse à l’augmentation des revenus issus du pétrole et des matières premières. Une monnaie plus forte réduit naturellement l’inflation en rendant les importations moins chères, ce qui contrecarre la dynamique inflationniste. Cette dynamique d’appréciation suggère que même si l’inflation augmente temporairement en raison de la hausse des prix du pétrole, l’effet de la monnaie pourrait en grande partie neutraliser ces pressions. Par conséquent, Capistran ne prévoit pas que la Banque du Canada devra augmenter ses taux, car les forces du marché pourraient gérer l’inflation de manière autonome.

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