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Mohamed Bdj condamné à 150K€ d'amende : le jugement qui expose la fraude NFT généralisée
La décision judiciaire rendue récemment à l’encontre de Mohamed Bdj, cet influenceur qui accumulait les publications ostentatoires sur les réseaux sociaux, marque un tournant dans la lutte contre les escroqueries financières en ligne. Le tribunal a prononcé une amende de 150 000 euros, validée par le procureur de Versailles, sanctionnant l’une des plus importantes fraudes NFT perpétrées en France.
L’influenceur qui se vantait sur les réseaux sociaux
Mohamed Bdj attirait l’attention avec sa stratégie de communication classique : voyages en première classe, véhicules de luxe, transformation narrative d’étudiant sans moyens à millionnaire par le trading. Avec ses 300 000 abonnés sur Instagram, il incarnait le rêve de réussite rapide que tant d’utilisateurs espèrent imiter. Cette image soigneusement construite lui permettait de capter l’attention de milliers de personnes, créant un environnement de confiance idéal pour commercialiser son projet.
Ce que les followers ne savaient pas : derrière cette façade, Mohamed Bdj orchestrait une opération organisée de tromperie. Son rôle dans le projet demeurait officiellement invisible, bien qu’il en contrôlait les rouages. Cette dissimulation d’identité n’était pas une coïncidence, mais une stratégie délibérée pour contourner les responsabilités légales.
Le mécanisme de fraude du projet crazykartssociety
Entre janvier et mai 2022, Mohamed Bdj a lancé un projet aux allures innovantes : crazykartssociety, proposant des jetons non fongibles (NFT) représentant des petits karts numériques. Le prix d’accès était fixé à environ 450 euros par NFT. En apparence, il s’agissait d’une opportunité d’investissement dans l’univers des jeux blockchain.
Cependant, l’architecture du projet reposait entièrement sur des promesses jamais concrétisées. Les investisseurs potentiels se voyaient proposer trois avantages majeurs : un enrichissement rapide, des gains substantiels découlant du gameplay, et la participation à des sessions de jeu exclusives. Aucune de ces promesses n’a jamais vu le jour.
L’ampleur réelle du préjudice : des centaines de victimes piégées
L’enquête menée par le YouTuber Le Radis Irradié a révélé l’ampleur de l’opération. Sur les 5 000 karts initialement annoncés comme disponibles :
Ce calcul simple expose le cœur de la stratégie frauduleuse : maintenir une apparence de viabilité en achetant massivement ses propres produits, tandis que les véritables acheteurs se voyaient livrés des actifs virtuels dénués de toute valeur fonctionnelle. Le préjudice estimé dépasse les 265 000 euros pour les victimes.
TheKairi78 également inquiété : la responsabilité des amplificateurs
La fraude de Mohamed Bdj n’aurait pas atteint cette échelle sans l’aide d’amplificateurs puissants. En décembre 2024, le YouTuber TheKairi78 s’est trouvé impliqué dans la même affaire. Il a reçu une condamnation à hauteur de 45 000 euros pour avoir promu activement le projet crazykartssociety sans divulguer la nature commerciale sponsorisée de sa promotion.
TheKairi78 a par la suite reconnu sur la plateforme X son erreur de jugement : accepter une mission promotionnelle sans vérifier les fondamentaux du projet. Cette admission de responsabilité illustre comment les créateurs de contenu, même involontairement, peuvent amplifier les escroqueries en prêtant leur crédibilité à des projets vérifieurs.
Une épidémie de fraudes financières sur les réseaux sociaux
La Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) a publiquement averti que les réseaux sociaux représentent aujourd’hui le terrain privilégié des arnaqueurs financiers. Ces plateformes offrent aux contrevenants une audience massive et un relatif anonymat, facilitant la propagation rapide de schémas frauduleux.
En 2024 seul, l’organisme de contrôle français a engagé des poursuites contre 10 influenceurs opérant dans les secteurs du trading et de la crypto-monnaie. Cette multiplication des cas révèle une tendance systémique : la monétisation de fausses promesses est devenue un modèle économique structuré.
Lorsqu’on a demandé à Mohamed Bdj de commenter ce jugement, il a refusé toute déclaration, conseillant uniquement de “consulter un excellent avocat”. Son silence revêt une signification particulière : c’est l’absence de réponse de ceux qui ne disposent d’aucune justification viable.
Les leçons à retenir
L’affaire Mohamed Bdj et ses prolongements juridiques ne concernent pas uniquement une condamnation individuelle. Elle révèle un système où les promesses de gains rapides via les NFT et le trading constituent des vecteurs privilégiés d’escroquerie. Les indicateurs classiques demeurent similaires : influenceurs affichant un mode de vie luxueux, promesses d’enrichissement sans effort, produits présentés comme révolutionnaires, et absence de transparence opérationnelle.
Les régulateurs intensifient progressivement leur vigilance sur ces phénomènes. Le jugement contre Mohamed Bdj s’inscrit dans cette dynamique protectrice, établissant des précédents juridiques pour les cas futurs. Les consommateurs, quant à eux, doivent cultiver le scepticisme face aux récits simplifiés de réussite, en particulier lorsqu’ils proviennent de sources commercialement motivées.