La SEC maintient une posture stricte, les valeurs mobilières tokenisées restent soumises à la loi sur les valeurs mobilières

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Le président de la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis, Paul Atkins, a évoqué lors de sa participation au podcast All-In le potentiel de la technologie de registre distribué (DLT) dans l’industrie financière, ainsi que les principes de régulation à l’ère des actifs numériques. Ses déclarations révèlent que la SEC reste favorable aux nouvelles technologies tout en maintenant une posture réglementaire stricte.

Avantages potentiels de la DLT et révolution dans les règlements

Le président Atkins a souligné que la technologie de registre distribué pourrait offrir de nombreux avantages au secteur des services financiers. En particulier, la réalisation de règlements T+0, c’est-à-dire des transferts et paiements quasi instantanés, est en vue. Grâce aux paiements en actifs numériques sur la blockchain, des solutions innovantes, difficiles à mettre en œuvre avec les systèmes de paiement traditionnels, deviennent possibles. Cela indique le potentiel de la blockchain pour transformer l’infrastructure financière.

Les actifs tokenisés restent soumis au cadre des valeurs mobilières

Cependant, la SEC maintient des principes clairs. Tant qu’un actif possède une nature essentiellement de valeur mobilière, sa tokenisation ne change rien : il reste soumis à la législation fédérale sur les valeurs mobilières. En d’autres termes, peu importe la forme technologique innovante, si la substance ne change pas, il ne sort pas du champ de régulation. Le président Atkins a insisté sur la nécessité que ce principe s’adapte véritablement à de nouvelles applications pratiques.

Ajustement de la régulation face à l’environnement technologique émergent

Toutefois, les régulateurs ont la responsabilité non seulement d’appliquer les règles existantes, mais aussi de les adapter aux nouvelles technologies. La SEC examine actuellement ces règles pour qu’elles puissent suivre l’évolution des innovations. Face à la transformation des modes de transaction et de paiement, il faut repenser la signification des concepts traditionnels comme « meilleur prix d’achat et de vente » dans ces nouveaux systèmes. C’est une étape essentielle pour faire en sorte que le cadre réglementaire s’aligne réellement avec l’environnement technologique.

Répartition des compétences entre la SEC et la CFTC

Un point clé est que la SEC coordonne sa régulation avec la Commodity Futures Trading Commission (CFTC). La nature des actifs numériques détermine le cadre de supervision. Si un actif est une valeur mobilière tokenisée, il relève de la SEC. En revanche, si c’est une monnaie numérique, un jeton numérique, un outil numérique ou une collection numérique, il relève de la CFTC. Cette répartition claire des rôles permet d’établir une régulation appropriée dans le marché émergent.

L’approche de la SEC, qui cherche à équilibrer innovation et régulation, répond aux attentes du marché. Elle continue de respecter les principes des lois sur les valeurs mobilières tout en adoptant une attitude flexible face à l’évolution technologique.

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