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Pourquoi Warren Buffett ne possède pas d'or : la philosophie d'investissement derrière sa position controversée
Warren Buffett possède-t-il de l’or ? La réponse courte est non — et il a été remarquablement vocal sur les raisons exactes. En tant que l’un des investisseurs les plus performants au monde et leader de Berkshire Hathaway, son scepticisme envers les métaux précieux a façonné les débats d’investissement pendant des décennies. Pourtant, la réponse devient plus nuancée lorsqu’on examine ses véritables détentions et le raisonnement complexe qui motive sa position sur cette réserve de valeur ancestrale.
Comprendre le cadre d’investissement de Buffett
Pour saisir pourquoi Warren Buffett reste sceptique face à l’or, il faut d’abord comprendre sa philosophie d’investissement fondamentale. Contrairement à de nombreux investisseurs qui poursuivent des stratégies de portefeuille diversifiées, Buffett a construit sa richesse par la « value investing » — une approche disciplinée axée sur l’acquisition d’actifs sous leur valeur intrinsèque. Ce cadre privilégie l’utilité, la productivité et la capacité des actifs à générer des rendements sur le long terme.
L’or entre en conflit avec ce modèle. Pour Buffett, un investissement idéal doit produire des biens tangibles ou générer des revenus. Une usine fabrique des produits ; une action d’entreprise verse des dividendes ; une ferme produit des récoltes. L’or ne fait rien de tout cela. Il reste inerte, incapable de se multiplier ou de fournir des rendements continus indépendamment du sentiment du marché. Cette base philosophique explique sa résistance de longue date à ce métal précieux — non par simple obstination, mais comme une extension logique de ses principes d’investissement.
L’énigme de Barrick Gold : un tournant inattendu
Au deuxième trimestre 2020, la position constante de Buffett contre l’or semble s’être fissurée. Berkshire Hathaway a acquis environ 21 millions d’actions de Barrick Gold, investissant environ 560 millions de dollars dans la plus grande société minière d’or au monde. La communauté financière s’est emballée : l’oracle aurait-il changé d’avis ? S’agissait-il d’une capitulation face à la valeur de l’or ?
La réalité s’est avérée plus complexe. Les observateurs du marché ont rapidement noté plusieurs distinctions cruciales. D’abord, certains analystes ont suggéré que Todd Combs ou Ted Weschler — autres gestionnaires d’investissement de Berkshire — auraient pu réaliser cette opération plutôt que Buffett lui-même. Ensuite, et peut-être plus important, investir dans une société minière d’or repose sur une logique totalement différente de celle de l’achat d’or physique. Barrick Gold se livre à la découverte, l’extraction et la vente d’or — des activités qui créent de la valeur économique et génèrent des profits. Cette distinction a été essentielle pour comprendre la contradiction apparente de Buffett.
Cette position n’a duré que deux trimestres. Au troisième trimestre 2020, Berkshire a liquidé sa participation dans Barrick, réalisant des gains lors du rallye important de l’or provoqué par l’incertitude du marché liée à la pandémie. Le timing suggère une position tactique plutôt qu’un changement de philosophie. Buffett reconnaît le rôle traditionnel de l’or comme valeur refuge en période de crise économique — une fuite temporaire vers la sécurité qui profite aux traders à court terme mais n’offre rien aux investisseurs à long terme. La sortie a confirmé que cela restait une déviation de ses principes fondamentaux, et non une conviction nouvelle.
Trois critiques principales contre l’or en tant qu’investissement
Lorsqu’il critique l’or dans sa lettre aux actionnaires de 2011, Buffett expose ce qu’il considère comme ses défauts fatals. Premièrement, l’or possède une utilité pratique minimale. Au-delà de ses usages industriels et décoratifs limités, la demande pour ces usages ne peut absorber une nouvelle production. Une once d’or achetée aujourd’hui restera une once d’or dans cinquante ans — elle ne se multiplie pas, ni ne s’améliore.
Sa deuxième critique va encore plus loin : l’or n’est pas procréatif. Ce terme technique résume le fait que, contrairement aux actifs productifs, l’or ne génère aucun revenu. Un actionnaire de Coca-Cola reçoit des dividendes reflétant les bénéfices de l’entreprise. Un propriétaire de ferme récolte des cultures annuelles. Un détenteur d’obligations perçoit des intérêts. L’or stocké dans un coffre ne produit rien. « Les propriétaires ne sont pas motivés par ce que l’actif lui-même peut produire — il restera sans vie pour toujours — mais par la croyance que d’autres le désireront encore plus dans le futur », expliquait Buffett.
Peut-être la critique la plus provocante : Buffett a qualifié l’investissement dans l’or d’« aller long sur la peur ». Les gens achètent de l’or non pour sa capacité productive, mais parce qu’ils croient que l’anxiété et la tourmente du marché vont s’intensifier, faisant monter les prix. Lorsque la peur diminue et la confiance revient, les investisseurs en or subissent des pertes. La métal lui-même reste économiquement inerte — un pari spéculatif sur l’émotion humaine plutôt que sur une valeur tangible.
La contre-argumentation et la performance historique de l’or
Tout le monde n’accepte pas la logique de Buffett. Frank Holmes, directeur des investissements chez U.S. Global Investors, a directement contesté ces affirmations. Il souligne que la propre Berkshire Hathaway de Buffett — probablement son véhicule d’investissement le plus réussi — ne verse pas de dividendes, mais personne ne la considère comme non productive. Plus encore, Holmes note qu’en 2000, l’or a nettement surperformé à la fois le S&P 500 et Berkshire Hathaway sur une base cumulative. Les défenseurs de l’or soutiennent que la valeur de ce métal provient précisément de ses qualités de protection contre la crise et de préservation du pouvoir d’achat — des attributs qui offrent des rendements mesurables à long terme, indépendamment de leur fondement philosophique.
De plus, certains argumentent que l’or possède une véritable utilité industrielle dans l’électronique, la dentisterie et la fabrication. Bien que ces usages ne suffisent pas à absorber les surplus de production mondiale, ils apportent une demande réelle. Certains analystes estiment que voir l’or uniquement sous l’angle des flux de trésorerie rate son rôle distinct de stabilisateur de portefeuille et d’alternative à la monnaie — des propositions de valeur qui transcendent les métriques traditionnelles de productivité.
La logique plus profonde : comment Buffett classe-t-il les classes d’actifs ?
Pour comprendre pleinement pourquoi Warren Buffett refuse l’or, il faut considérer comment il classe les différentes catégories d’actifs. Dans son cadre, une allocation à la terre agricole américaine, aux entreprises industrielles (comme ExxonMobil), aux actions versant des dividendes, et aux infrastructures productives l’emporte largement sur toute allocation à des métaux non productifs. Son expérience de pensée est éclairante : il imagine comparer un cube de 67 pieds de côté d’or pur — représentant environ 7 000 milliards de dollars de la valeur totale de tout l’or mondial — à toute la terre agricole américaine produisant coton, maïs et soja, plus sept entreprises de la taille d’ExxonMobil, plus 1 000 milliards de dollars en liquidités. Buffett choisit sans hésiter les actifs productifs à chaque fois.
Ce n’est pas qu’une figure de style ; cela reflète sa conviction sincère que la valeur découle de l’utilité et de la production. La volatilité de l’or et sa sensibilité aux mouvements de peur contredisent directement sa méthode d’accumulation de richesse basée sur la patience.
Warren Buffett embrassera-t-il un jour l’or ?
Malgré sa position temporaire dans Barrick Gold, les preuves suggèrent que le scepticisme fondamental de Buffett reste inchangé. Il maintient une rhétorique cohérente sur l’or depuis plus de quinze ans, avec peu de déviation. Sa décision de se désengager de Barrick après des gains à court terme confirme que sa thèse d’investissement centrale n’a pas été transformée.
Cela dit, ses actions révèlent une compréhension sophistiquée du rôle pratique de l’or dans les marchés volatils. Il reconnaît quand les rallies alimentés par la peur offrent des opportunités de trading, tout en rejetant l’or comme un ancrage. Il s’agit non pas d’un abandon philosophique, mais d’une conscience tactique — une distinction qui sépare les vrais investisseurs de valeur des dogmatistes.
Pour ceux qui cherchent la réponse réelle de Warren Buffett sur sa possession ou non d’or, la réponse est claire : pas de manière significative, pas stratégiquement, et en accord avec ses principes d’investissement. L’épisode Barrick constitue l’exception qui confirme la règle, renforçant plutôt qu’il ne remet en question sa position de longue date contre les métaux précieux comme véhicules de richesse à long terme.